Après une semaine en Vendée et Bretagne pour rendre visite à ma famille, me revoilà sur les routes ! Et cette fois, c’est le vrai départ, la plongée dans l’inconnu, le début de mon tour d’Europe.



Depuis St Brieuc, j’ai cinq jours pour atteindre Hirtshals, au Danemark, où je prendrai le ferry pour la Norvège, première grande étape de mon voyage. 1800 km, 20h de route, avec quelques arrêts pour visiter des villes ou voir des amis. Rien d’insurmontable, mais le chemin est tout de même long, surtout en couvant une bronchite généreusement donnée par mes parents en cadeau de départ (merci).


Au passage, je découvre Namur, sa citadelle et sa cathédrale, un joli endroit pour faire une escale.



Un peu plus loin, je fais un détour par le Sahara au phare de Rubjerg Knude. Un véritable joyau inattendu, caché au milieu des dunes sur la côte danoise.



Et enfin, le dimanche 25 août à 21h, j’embarque sur le ferry à destination de Kristiansand, Norvège. De là, je me donne environ cinq semaines pour atteindre le cap Nord, point le plus au nord de l’Europe occidentale. Un peu plus de 3000km cette fois, entrecoupés de randonnées et de paddle.

La Norvège est l’un des pays que j’ai le plus hâte de voir pendant ce périple. C’est également l’un des rares où je ne suis encore jamais allée, ce que le rend d’autant plus attractif. J’ai passé des heures à étudier les points touristiques, les meilleures randonnées, les plus beaux paysages… au point d’avoir un peu peur que mes attentes soient déçues.



Mais elles ne le sont absolument pas. La réalité est (comme souvent) encore plus spectaculaire que les photos. Dès le lundi, je passe d’un paysage de rêve au suivant…et encore… et encore… et ça ne s’arrête pas. C’est l’Ecosse en 100 fois plus grand. Partout, de l’eau. Des lacs, des rivières, des cascades, des torrents, des fjords. Du vert. Des forêts, immenses. Des patûrages. De la mousse.



Et des tunnels. Entre deux vallées, en deux lacs, sous les montagnes, les collines, les falaises. Des tunnels longs de plusieurs kilomètres, des tunnels courts, des tunnels qui s’enchaînent, des tunnels complètements noirs, des tunnels avec des intersections, des ronds-points (!), des tunnels en spirale… Des ponts aussi, au dessus des rivières et des fjords. De vieux ponts comme dans les films américains, rouges et rouillés au milieu d’une vallée déserte; de nouveaux ponts tous blancs et brillants, aux piliers de soutien tels des voilages au-dessus des fjords.



A un moment, un tunnel débouche sur un pont plusieurs centaines de mètres au-dessus d’un fjord, avant de replonger dans la montagne de l’autre côté. A un autre, les tunnels s’enchaînent pendant plus de 7km.



Quand je m’aventure dans les montagnes, quittant la côte pour monter à plus de 2000m, je trouve un nombre de maisons typiques en planches rouges et au toit en herbe, qui semblent se fondre dans les prés et les forêts.





Plus loin, j’arrive à une station de ski, avec une vue sur les gorges et vallées en contre-bas. Un tunnel coupe le haut de la montagne (celui qui monte en spirale !). La descente est vertigineuse, toute en virages en épingles. Puis c’est le retour près des lacs et des fjords, que je longe pendant parfois une heure entière. Tout est immense, et intense.



Comme la pluie, intense aussi depuis hier, par averses. Je suis bien heureuse d’être en voiture et pas en tente ! En attendant que les montagnes se déparent de leur manteau de brouillard, je regarde des films, je lis, je mange. Une éclaircie, une rapide sortie photo avant que le déluge ne reprenne. Puis quelques kilomètres supplémentaires avant le prochain arrêt repos / photo / rando…



Depuis mon arrivée en Norvège, j’ai déjà eu l’occasion de faire une balade, une randonnée, une sortie en paddle, et 500km le long des fjords. Et cela ne fait que quatre jours ! J’ai hâte de voir la suite…






Dans le prochain article, je raconterai ces premières aventures et partagerai mes multiples photos de cascades. A la semaine prochaine !

Quels paysages somptueux ! Merci de partager cela avec nous.