Nous arrivons doucement vers la fin mon périple d’un an à travers l’Europe… Ayant vraiment apprécié mon passage dans les Dolomites, j’espérais rester un peu plus longtemps dans les montagnes; mais contrairement à l’Italie, la Suisse ne ferme pas ses routes de montagne en fonction de la neige, mais de la date. Or, la plupart ne rouvrent que mi voire fin avril, et je suis arrivée dans le pays en début de mois. La majorité des cols étant donc inaccessibles, j’ai dû me rabattre sur un circuit raccourci, concentré sur les plaines et basses vallées au centre et au sud-ouest de la Suisse.








Classée comme une des dix villes les plus chères au monde, Zurich est un grand centre financier et économique. Un aspect que l’on ne voit pas trop quand on se balade simplement en centre-ville ! J’ai surtout eu un aperçu du lieu de villégiature apprécié de la bourgeoisie suisse, allemande et autrichienne. En effet, Zurich est très jolie, très propre, très “fancy”. On y trouve nombre de musées, de bâtiments historiques, et d’artistes qui y ont vécu ou s’en sont inspirés. On y trouve aussi des glaces à 5€ la boule et des parkings bondés et hors de prix. Malgré le beau temps, je n’y suis pas restée très longtemps.






Un peu plus au sud, je lui ai préféré Lucerne et ses ponts de bois. La ville avait un air plus ancien, plus authentique et mignon et j’y ai passé le reste de la journée.






Après cette petite incursion en ville, retour à la campagne avec la découverte de l’adorable petit village de Iseltwald, au bord du lac de Brienz. Apparemment, une série coréenne y a été tournée au début des années 2000, ce qui l’a rendu très populaire. Avec une telle vue et de magnifiques chalets, on comprend vite pourquoi !











Le lendemain, je reprends un peu d’altitude pour monter à l’assaut du lac d’Oeschinen, à 1570m. Départ de Kandersteg à 1200m et grimpette d’un peu plus d’une heure pour arriver au lac, entouré de pics à 3000m. C’est très beau… et je découvre une nouvelle nuance de bleu, glacier et splendide.









Petit passage à Gruyère pour voir le berceau du fameux fromage, puis je poursuis vers le sud jusqu’à l’immense vallée de Sion. J’hésite un peu à m’arrêter et visiter la ville, mais elle ne fait pas très envie de loin, et je continue donc vers la vallée d’Evolène et ses magnifiques chalets de bois.











Enfin, dernière étape en Suisse, un second lac, le lac Bleu d’Arolla, au bout de la vallée d’Evolène. Un mélange d’algues et d’eaux glacières lui donnent sa belle couleur.



Honnêtement, les photos ne lui rendent pas justice, il était d’un magnifique mélange entre bleu glacier et turquoise, selon l’angle. L’atteindre était un challenge, en suivant un sentier très pentu et couvert de neige glacée, mais cela en valait la peine !


Et c’est ainsi que ma courte semaine en Suisse s’est achevée, et j’ai quitté le pays, et la haute-montagne. Etrangement, malgré la beauté de ses paysages, et des quelques magnifiques rando que j’ai faites, je ne me suis pas sentie d’affinité particulière pour la Suisse. C’était trop séléctif, trop “propret”, trop cher. Vous aurez peut-être noté que je n’avais d’ailleurs pas grand chose à raconter, et que je n’ai pas essayé de rallonger mon séjour. J’ai également sauté plusieurs endroits qui sont réputés mais où il est presque impossible de se garer. Franchement, je pense qu’on peut retrouver des paysages très similaires en Italie ou en France, dans un environ plus accueillant et plus accessible financièrement… J’étais contente de pouvoir découvrir un peu plus ce pays que je n’avais jamais vraiment visité, mais j’étais tout aussi heureuse de passer la frontière et retrouver la France, où j’ai passé environ un mois à rendre visite à de la famille avant de faire une dernière escale dans un 21ème pays…