Après la Laponie, c’est le grand saut, je conduis 500km vers le sud pour arriver dans la région des lacs. Enfin, 500km en théorie parce que toutes les routes se ressemblent dans la forêt et je repars accidentellement 100km vers le nord, faisant ainsi un détour de 2h…. Mais 7h plus tard, me voilà sur le territoire de Koli, près du lac Pielinen, et en ayant vu plein de rennes en prime !







C’est le nord du “pays des mille lacs”, une aire de 4400km² formée d’un dédale de lacs, de canaux, de rivières, de forêts et d’île. Saimaa est le plus grand lac de Finlande, avec une superficie de 1 400km² avec 3500 îles, mais ce n’est pas le seul. Pielinen, où je suis, couvre 900km². Des chiffres impressionants, difficiles à appréhender. Alors pour mieux comprendre, je prends un peu de hauteur.


La tour d’observation de Räsävaaran offre une des meilleures vues sur la région. Située à 200m au-dessus du lac, on peut apercevoir l’ensemble de Pielinen et des collines qui l’entourent.




Mais un lac est d’abord fait pour naviguer, ce qui veut dire qu’il est temps de ressortir le paddle ! La température est remontée aux alentours de 10-15°, et le soleil est enfin de retour, les conditions parfaites pour pagayer. Je passe l’après-midi à tourner autour des îles de Pielinen, et il n’y a littéralement que moi sur l’eau. C’est calme, c’est paisible, c’est beau, et je m’offre même le luxe de quelques minutes de bronzage sur la planche.




Je suis en Finlande depuis une semaine quand suis réveillée par une mauvaise nouvelle. Un de mes pneus, en mauvais état après les routes de terres pleines de racines de Laponie, est à plat. Evidemment, je suis au bord d’un lac, au milieu de (presque) nul part, et après 30min passée à sortir le cric de sous le siège conducteur, je réalise que je n’ai pas assez de force pour dévisser les écrous du pneu crevé. Les quelques maisons alentours ne semblent être que des maisons de vacances vides, mais coup de chance incroyable, l’une d’elle s’avère être un garage ! Les propriétaires, d’une gentillesse folle, m’aident à changer la roue et, remarquant que l’autre pneu avant est egalement en mauvais état (je comptais le changer à Helsinki), me le remplacent également et refusent absolument toute forme de paiement, que ce soit pour la roue ou la main d’oeuvre. J’avais déjà l’impression que les Finlandais était très sympathiques mais là, leur générosité me laisse sans voix.





Dotée de pneus en état de route, et après avoir abondamment remercié mes sauveurs, je pars pour ma prochaine étape, que j’ai très hâte d’atteindre. J’ai loué une cabane typiquement finlandaise en pleine forêt, au bord d’un lac, avec ponton, cheminée et sauna. Le rêve ! Pendant deux jours, je vais pouvoir laisser la voiture garée, me relaxer, cuisiner, faire du paddle, rattraper les séries et vidéos que j’ai ratées, et faire un peu d’entretien de mes affaires: laver, ranger, réorganiser…




Pas beaucoup de photos ni d’aventures à raconter donc, mais je me montre particulièrement prolifique le deuxième jour en écrivant et choisissant les photos pour trois articles !






En quittant la maison, j’entrevois déjà la fin de mes aventures dans le nord car le ferry pour Tallin m’attend deux jours plus tard. En chemin vers Helsinki, je fais une pause à Porvoo, petite ville renommée pour son charmant quartier de vieilles maisons de pêcheurs en bois. J’y arrive sous la pluie, mais c’est en effet très mignon.









Et finalement, me voici à Helsinki. Dès mon arrivée dans la capitale, j’ai un coup de coeur pour son atmosphère sereine, malgré le monde. Les rues et les bâtiments sont propres, le centre ville ayant l’air à la fois traditionnel et parfaitement restauré/préservé. Les gratte-ciels modernes juxtent les maisons de bois des siècles derniers. Et la ville a créé tout un réseau de sentiers côtiers qui font le tour du centre.




Je découvre ainsi en vrac la cathédrale, les ports, les halles et le petit marché en plein air où je déjeune, l’immense église othodoxe, l’université, et les îles qui bordent la côte. Betty est garée près du ferry donc j’ai toute l’après-midi pour visiter d’Helsinki avant d’embarquer ce soir-là. Je prends un thé et une patisserie dans un café, je déambule dans les rues en prenant des photos, je profite du soleil qui brille fort…












J’apprends que la Finlande est la principale productrice de brise-glaces dans le monde, et ses propres bâteaux sont patiemment amarrés au port en attendant l’hiver, où ils font de l’ombre aux yachts, bateaux de plaisance et autres voiliers.


La dernière fois que j’ai vu la mer, c’etait la mer des Berents, tout au nord de la Norvège, et maintenant, je fais face au golf de Finlande, sur la mer Baltique. Helsinki est d’ailleurs surnommée la Perle de la Baltique, et après l’avoir visitée, je comprends pourquoi ! Je ne suis pas la plus grande fan des villes, mais s’il fallait en choisir une, je me verrais bien habiter ici…





Le soir finit tout de même par arriver, et il est temps d’embarquer le Viking Xpress. Au revoir La Finlande, au revoir le nord, c’est parti pour l’Europe de l’Est !

que dire de plus,c’est simplement magique et Helsinsky uns ville chrmante .