Autre site phare de la Norvège, les îles Lofoten sont parmi les lieux les plus visités et photographiés du pays. Cela donne tout de suite le ton !

D’un bout à l’autre, les Lofoten sont composées de sept îles principales s’étendant sur environ 110km. Au sud, on trouve Rost et Vaeroy, un peu éloignées de l’archipel; au nord l’île d’Hinnoya, la plus grande île de Norvège en dehors de l’archipel de Svalbard.

En venant du sud, comme moi, il y a deux moyens de rejoindre les Lofoten depuis le continent en voiture. Depuis la ville de Bodø, on peut prendre un ferry directement pour Moskenes, ce qui prend 3h et coûte environ 80€ pour un petit véhicule. Ou bien on peut faire un détour par Røst et Vaerøy, ce qui implique de prendre un ferry de 5h pour rejoindre Vaerøy puis un autre d’1h pour atteindre Moskenes. Comme il n’y a qu’un ou deux ferries par jour, il faut prévoir une escale d’au moins 12h sur Vaerøy pour faire cela. Comptez donc au moins 18h au lieu de 3h, mais cette option est gratuite ! En effet, il y a quelques années, le gouvernement voulait rendre Vaeroy plus populaire et a donc rendu ces ferries gratuits. Vous pouvez imaginer quelle option j’ai choisie !



Evidemment, après 3 semaines globalement sèches, la pluie et le vent arrivent pile quand je vais prendre le bateau… Le trajet Bodø-Røst-Vaerøy est donc assez agité, les vagues se crashent contre le bateau, on bouge de haut en bas, de droite à gauche, on plonge au creux des vagues avant de remetter sur leur crête… Les gens se mettent à vomir à côté de moi, et personnellement j’ai très peur pour la voiture, juste sécurisée par le frein à main…







Nous arrivons tout de même à Vaerøy à 11h15, avec 1h de retard, et franchement… le jeu en vaut la chandelle, c’est splendide. L’île a une forme étrange, plate avec une crête de montagne autour. Une petite “ville” nous accueille à la sortie du bateau mais les quelques 30 passagers se dirigent tous vers les randonnées ou batiments clés. Nous sommes six vans à nous diriger vers Håen, LA randonnée et vue principale de l’île.



Depuis le parking, c’est parti pour 1h30 de montée dans le vent. Face au vent, plutôt, un vent assez fort pour me faire dévier de ma trajectoire plusieurs fois et me repousser même en arrière par moments ! Mais je parviens malgré à mon but, et m’aventure précautioneusement sur la falaise dominant le sud de Vaerøy pour prendre la fameuse photo, en essayant d’éviter de faire une redescente un peu trop violente sur les rochers à 450m en contrebas. Puis je repars, cette fois par les crêtes, ce qui m’offre une vue à 360° sur les environs, la mer, et l’archipel principal des Lofoten au loin.






On entr’aperçoit les Lofoten au loin !




Malgré la beauté de cette balade, le vent commence à être lassant et je passe le reste de l’après-midi à chercher un coin abrité pour faire une sieste sans que la voiture tangue sous les rafales. Puis le soir arrive, et avec lui le ferry pour Moskenes, plus tard que prévu encore une fois car il n’a pas rattrapé le retard provoqué par la tempête depuis la veille. Et à 1h du matin, me voici enfin (pour de bon) aux îles Lofoten !




Après une bonne nuit de sommeil bien méritée, j’entame la journée par le village la plus au sud de l’archipel, Å. Et quels débuts ! Å ressemble à un village de carte postale: maisons de pêcheurs rouges sur pilotis, rassemblées autour d’un petit port. C’est adorable. La pluie s’interrompt juste assez longtemps pour me laisser faire le tour du village, puis pour pousser vers une petite baie d’où on aperçoit Vaeroy. La boucle est bouclée !








D’Å, je continue vers le nord, et découvre Reine, autre beau village de maisons rouges, un peu plus animé, puis Sakrisøya, aux maisons jaunes cette fois. J’y fais une petite balade pour voir les environs depuis une colline, avant d’aller acheter un bout de saumon fumé tout frais au fumoir local. Délicieux.














Je circule ainsi de village en village, d’île en île, en ayant l’impression de me balader dans un décor de film. Le paysage ne semble pas réel, les maisons sont trop colorées, les montagnes trop pointues, la mer trop changeante… seule la pluie me rappelle que si, je suis bien dans la réalité !





Et ce soir-là, je suis à nouveau gâtée par le ciel…





Le lendemain, je pars pour une des plus belles randos des Lofoten: Offersøykammen. 436m de dénivelé pour escalader une montagne d’où la vue est censée être incroyable. Et elle l’est. Du sommet, je vois toutes les montagnes alentours, les villages, la mer… C’est splendide, et j’ai encore une fois l’impression d’être au sommet du monde.

La couleur de la mer… ❤️







Mais l’éclaircie qui me permet de faire cette rando ne tient pas, et la pluie et le brouillard reviennent rapidement. Après trois jours, cela devient un peu ennuyant, et j’annule plusieurs randos que j’avais prévues de faire, traversant les îles Lofoten beaucoup plus vite qu’anticipé. Avec tout de même de beaux paysages, et le soir, un nouveau spectacle lumineux.










Une dernière pause à Svolvaer, pour prendre une douche et me ravitailler en eau et en wifi, puis une dernière balade sur les hauteurs, en direction de Fløya (un point de vue théoriquement magnifique, mais perdu dans le brouillard, donc peu d’intérêt à y aller), et j’arrive doucement au bout de l’archipel.


Je monte là-haut !






Au final, bien que ces îles soient objectivement splendides, et que le permier aperçu du sud de l’archipel m’ait laissé sans voix, je pense avoir préféré la Norvège continental. La météo y est certainement pour quelque chose, car les îles Lofoten sont surtout un magnifique terrain de randonnées… quand il fait beau. Je les quitte donc sans regrets, en direction de ma prochaine destination, le point le plus au nord de mon voyage: le Cap Nord.



Alors pourquoi “les îles arc-en-ciel” ? Non seulement les maisons des Lofoten sont particulièrement colorées, mais aussi parce qu’en traversant les îles, j’aurai vu plus de 20 arcs-en-ciel en 4 jours, auxquels les photos ne rendent pas justice, ils étaient parmi les plus vifs et colorés que j’ai jamais vus ! Et bien sûr, les aurores tous les soirs, la dernière étant de loin la plus belle ❤️


Ce n’est pas le soleil à droite, mais bien la lune !








