Une nouvelle frontière et je suis à présent en Pologne. Sept ans après ma dernière visite dans ce pays où je suis venue de nombreuses fois, me revoici de retour sur les terres des pierogi et du ghobki ! Et juste à temps pour célébrer mon anniversaire avec un petit verre de vodka locale !


Je commence par une petite balade dans le parc de Suwalki, au nord du pays. Une petite boucle de 10km dans les champs. On sent que l’été s’achève ici aussi, entre les champs ras et la pluie. Mais je profite quand même, et puis je découvre le plus profond lac de Pologne, Hancza, et bien qu’il n’ait pas de Nessie, il est tout de même agréable !





Après cette étape, je pars assez vite vers le sud, et une grosse journée de voyage m’amène jusqu’à la chaîne des Tatras, dans la ville de Zakopane. Il fait beaucoup plus frais ici, on sent qu’on a quitté la mer ! Les températures chutent la nuit et une belle couche de givre m’attend le matin sur le pare-brise. Mais ça ne m’arrête pas, car après un mois à la “campagne”, je suis prête pour de vraies randonnées, et les Tatras sont parfaites pour ça ! Le paysage ressemble beaucoup aux Pyrénées, je me sens à la maison. De beaux sommets, des sapins partout (on se croirait déjà à Noël), un peu de neige… en octobre, de bonne heure, il n’y a pas trop de monde, et je peux profiter de la vue à ma guise.




Mon premier objectif est le lac de Czarny Staw, à 1580m d’altitude. Je m’élève assez rapidement au-dessus des maisons à travers la forêt, puis j’arrive sur une première crête, où les gens se sont amusé à dessiner dans le frimas au bord du chemin. Une seconde montée m’amène jusqu’à un refuge, mais je continue et trouve la neige un peu plus haut, ça glisse bien ! Je parvient tout de même au lac après une dernière ascension, et il est magnifique.








Comme les autres randonneurs, je m’assois sur une pierre au soleil, et je bronze en déjeunant. Une heure plus tard, repue, et après avoir bien admiré le paysage, je redescends par un autre chemin. Evidemment, je me trompe à une intersection, réalise trop tard, essaie de couper par les bois, ce qui s’avère impossible à cause de la végétation, galère à revenir sur le sentier, repars en arrière, et finit enfin par revenir sur le bon chemin, et à redescendre jusqu’au village, bien fatiguée. Heureusement, une immense pleine lune se lève ce soir-là pour me récompenser de mes efforts !







Une nouvelle fraîche matinée se dessine quand je me réveille le lendemain. Ce jour-là, je traverse la frontière avec la Slovaquie, et attaque l’autre côté des Tatras. Ce versant est moins escarpé mais très joli tout de même, et la randonnée de Popradské Pleso m’attend. Après avoir traversé plusieurs villages thermaux, j’arrive à Strbské Pleso, le point de départ. Les premiers kilomètres sont un peu rudes, car ça monte dès le début, mais le chemin s’aplanit ensuite et le reste de la balade est assez facile.





Le lac, à l’arrivée, est différent mais aussi beau que celui de la veille, vert et brillant sous le soleil, et j’en fais le tour en multipliant les photos. De l’autre côté du lac, je découvre un mémorial pour les gens qui sont morts dans les Tatras. Un petit tour au milieu des croix et des plaques, et j’entame la descente, qui se fait assez rapidement. Pas de fausse route cette fois !





De retour à la voiture, je quitte les Tatras pour me diriger vers les sommets moins hauts mais tout aussi agréables du Paradis slovaque, un peu plus au sud, qui porte très bien bien son nom. Tout d’abord, je déniche un parking près d’un centre de vacances abandonné, qui est apparamment le point de rencontre des vanlifers dans le coin. J’y fais la connaissance d’un couple de Français, Ben et Caro, et des Hollandais très sympa, avec qui je passe la soirée. Cerise sur le gâteau, il y a une tireuse à bière installée sur le parking pour les visiteurs, et elle n’est pas mauvaise du tout !


Mais si les soirées sont à la détente, les journées sont sportives: autour du parking, on trouve de nombreuses gorges et canyons dans les collines, et toutes valent la peine d’être explorées. Je commence par le point de vue de Tomásovsky, où je retrouve mes voisins de parking et leur chien, et nous faisons ensemble la découverte des “sentiers” slovaques.


Manifestement, un Slovaque a un jour voulu se balader dans un canyon, a constaté qu’il ne pouvait pas marcher sur les surfaces verticales des falaises, ne s’est pas laissé arrêter par ce constat et a installé des mini-marches de métal dans la paroi. Ce ne sont pas des peureux, ces Slovaques… En France, cela défierait toutes les règles de sécurité. Et les photos ne rendent pas justice à la réalité du terrain: ces marches sont étroites, glissantes et collées à la roche, qui est souvent bombée, donc il ne faut pas être gros. Et avoir un chien n’aide pas !




La balade elle-même est très jolie, les arbres ont des couleurs automnales, on suit la rivière, on papote… Et on est tout de même bien heureux de retrouver nos vans (et la tireuse à bière) après 3h de marche !

Le lendemain, on repart ensemble pour faire une autre gorge, encore plus aventureuse, une sorte de via ferrata en moins intense: Suchá Belá. On passe des marches métalliques aux troncs d’arbres, on marche dans l’eau, on grimpe des échelles, on se balance sur des barreaux en bois… Un parcours d’obstacle très amusant, tant qu’on a un bon équilibre ! Les arbres sont encore une fois magnifiques et on profite à fond, surtout pendant le retour par la forêt.












Après ces deux jours ensemble, nous sommes un peu tristes de nous séparer, mais Ben et Caro partent vers l’ouest, alors que je compte descendre vers la Hongrie. Un au-revoir donc, mais avec l’espoir de se revoir en Grèce dans quelques semaines…

