Dans 10 jours, je serai chez une amie à Dunkerque, première étape de mon tour d’Europe. Pour en arriver là, j’ai passé les 5 derniers mois à tout préparer. Si proche du départ, le stress commence à m’atteindre: qu’ai-je oublié ? que dois-je encore faire ? Alors en attendant le grand moment, voici une petite liste de tous les préparatifs de voyage.
- La maison
Puisque je pars pendant une année entière, je dois trouver un moyen de payer mon emprunt immobilier. Le plus logique est de louer ma maison pendant ce temps. Il m’a fallu comparer plusieurs agences pour trouver celle qui pouvait tout gérer pour le meilleur prix. Après avoir choisi, j’ai dû m’assurer que la maison remplissait toutes conditions de location (alarme CO2, certificat d’électricité et de gaz, etc…), puis la manager est venue prendre les photos et a mis la maison en ligne. Une fois qu’un locataire potentiel s’est manifesté, l’agence a vérifié ses références, et deux contrats, plus tard, cette question est réglée !
J’ai aussi dû gérer l’autorisation de location avec ma banque, et l’assurance pour la maison, en plus de tous les fournisseurs. Beaucoup de temps au téléphone, beaucoup de papiers !
Et enfin, il y a l’organisation et le stockage des meubles et diverses affaires. J’ai une petite pièce non-louée dans la maison pour laisser mes meubles essentiels, ceux que je veux vraiment garder, le reste part à la vente ou chez des amis.
2. Le van
Partir une semaine ou un an est similaire dans une certaine mesure: le van doit être en bon état, avoir un lit et une cuisine, ainsi que des rangements. Mes “van essentials” sont aussi les mêmes.
Mais la pression d’avoir un van en parfait état (si je n’ai pas envie d’être bloquée au fin fond de la Norvège), de ne rien oublier pour la cuisine, les habits, les hobbies, les outils, d’avoir assez pour un an, mais en étant suffisamment minimaliste pour que tout rentre dans 4m2… de gérer le MOT (service technique) et la révision du van (deux choses séparées en Angleterre), assez tôt pour anticiper des réparations éventuelles mais assez tard pour ne pas à le refaire avant juillet 2025… d’avoir le nécessaire pour conduire en Europe avec une voiture anglaise… de trouver une assurance qui m’autorise à partir, sans travail ni sans domicile fixe, pendant douze mois à l’étranger… cette pression est différente !
3. Mes affaires… et moi !
Partir long-terme veut aussi dire gérer le côté médical (carte européenne de santé ET assurance voyage), et m’assurer que j’ai tous les documents pour rester en sécurité et bonne santé. Puis les documents légaux (passeport et compagnie). Puis les copies en ligne. Et les photocopies (et les photocopies de photocopies – on ne sait jamais).
C’est aussi le côté technique: téléphone avec abonnement me permettant de bouger de pays en pays, banque en ligne avec de multiples devises, gérer le courrier…
Et mes affaires: réussir à vendre ce que je ne veux pas garder (avec un succès mitigé pour le moment), caser ce que je veux garder, décider de ce qui part avec moi, ce qui reste chez des amis, et quels amis…
Puis comme dans un déménagement classique, bouger, démonter, ranger, nettoyer…. Avec l’inquiétude supplémentaire de ne plus être dans le pays si quelque chose tourne mal après coup.
Comme vous pouvez le deviner à la lecture de cet article, la sérénitude des derniers mois commence à disparaître en même temps que le délai se rétrecit… Théoriquement, je suis plus ou moins en bonne voie, mais quelques ennuis récents avec le van, et une réticence à finir de remettre la cuisine en état et à la vider rendent les choses plus difficiles.
Le fait de travailler encore à plein temps jusqu’à deux jours avant le départ n’aide pas. On peut dire que je ne manque pas d’exercice mental en ce moment ! Mais c’est ainsi, et je vais faire de mon mieux pour que tout soit prêt le 28 juillet, date des débuts de mes aventures avec Betty !!







