NC500: John o’Groat et Dunnet Head

Plein nord aujourd’hui, direction John o’ Groat, un des arrêts phares de la NC 500. La ville s’auto-proclame le point le plus au Nord de l’écosse continentale, bien que ce soit en réalité Dunnet Head, une péninsule proche. Les deux sont au programme de la journée !

Le soleil ne se montre toujours pas mais au moins la pluie ne tombe pas en continu. Je commence à apercevoir de plus en plus de falaises et de plages au bord de la route, ce doit être magnifique par beau temps. Je tente une pause aux Whaligoe Steps, un escalier de 250 marches construit à raz de falaise à la fin du XVIIIème siècle, mais elles sont malheureusement inaccessibles au public à cause du Covid. Il y a tout de meme une jolie vue sur la petite crique en contrebas, et quelque part je suis heureuse de ne pas avoir à descendre et surtout remonter la falaise !

Plus loin, la route prend de l’altitude et je rentre dans le brouillard de nouveau. Le paysage est laissé à mon imagination… Sans pluie diluvienne, l’atmosphère est plus mystérieuse que déprimante, c’est déjà ça.

Passage rapide à Wick, une des principales villes du Nord de l’Ecosse, où je remets de l’essence. Il parait qu’il ne faut jamais attendre trop longtemps pour faire le plein sur la NC500, au cas où la prochaine station se trouve hors de portée. Une fois la voiture repue, c’est à mon tour de me remplir l’estomac en préparation pour la première grosse sortie du jour : le château Sinclair.

J’ai visité beaucoup de châteaux, manoirs et demeures en tous genres, mais celui-ci, planté sur un piton rocheux qui surgi des eaux à quelques mètres de la cote, c’est autre chose. Qui a pu avoir l’idée de construire ici ? S’il y a un château que j’aimerais voir au sommet de sa puissance, c’est lui. Les ruines sont tellement impressionnantes, à se fondre dans la falaise de part et d’autre de ce bout de rocher, que l’on peut imaginer la splendeur des lieux autrefois, et l’importance du seigneur local !

Honnêtement, les photos ne lui rendent pas justice…

Encore sous le choc de ma découverte, j’arrive à John o’Groat, où l’ambiance est bien différente. Adieu mystères ancestraux, bonjour le tourisme de masse. Le symbole de la NC500 n’est qu’une aire de service pleine de magasins de souvenirs et de restaurants. Evidemment, l’ensemble est hors de prix. Le parking, bien qu’étant le premier à se révéler payant depuis le debut de mon périple, est complet, et tout le monde fait la queue pour avoir LA photo avec le panneau de John o’Groat. Dans l’ensemble, rien de bien spectaculaire, et je repars vite.

Bien plus agréable est Duncansby Stacks, à quelques minutes de là. Il y a moins de monde et je peux profiter davantage de la mer et des abruptes falaises. Duncansby est connu pour ses aiguilles rocheuses (les fameuses Stacks), similaires à celles d’Etretat, et j’espère bien les admirer. Je me lance sur le sentier cotier, et le brouillard qui était jusque là contre moi se lève un peu. Pas assez pour les voir en entier mais je persévère et me rapproche quand même, un peu déçue. Quand soudain, entre deux vagues, j’aperçois au pied des aiguilles des petites formes noires… des phoques ! Depuis 5 ans que je cherche à en voir dans ce pays, ma quête aboutit enfin ! Et il s’agit ici d’une colonie entière, je suis gâtée. Cela valait le coup de braver le brouillard et le vent, d’autant qu’en continuant d’avancer, je vois enfin le haut des Stacks. Belle sortie !

Et ce n’est pas encore fini. En repartant de Duncansby, je me dirige vers Dunnet Head, tout au nord. Les paysages se font plus sauvages, on sent qu’on a quitté la cote est et la (relative) civilisation paisible. Autour de moi s’étendent lochs et landes désertes. En face, ce sont les Orcades. A Dunnet Head, contrairement à John o’Groat, on ne trouve qu’un phare construit par Stevenson et des oiseaux. Je parviens à voir des puffins, espèce emblématique de l’Ecosse, qu’on ne trouve que dans ces régions reculées. Ils sont beaucoup plus petits que je l’imaginais, et aussi plus rapides ! Avec les quelques personnes qui se sont assmblées pour les regarder, nous essayons de les suivre des yeux, et de reconnaitre les autres types d’oiseaux qui nous entourent.

Fatiguée mais heureuse de cette belle journée, je trouve une place près de Dunnet pour passer la nuit. Face à moi, il n’y a que la baie qui marque la pointe de l’Ecosse et la mer. C’est parfait.

2 commentaires sur “NC500: John o’Groat et Dunnet Head

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