NC500: le parc des Cairngorms et l’île noire

En route pour le nord de l’Ecosse ! Au départ d’Edimbourg en ce premier matin, il me fallait traverser le parc national des Cairngorms pour attendre Inverness, où le circuit de la NC500 commence.

Je n’ai malheureusement pas eu le temps d’explorer le parc, mais les aperçus que j’en ai eu depuis la route étaient magnifiques. On peut y voir de longues vallées couvertes de sapins, qui suivent de fines rivières rocailleuses. çà et là se détachent des châteaux, ou des montagnes un peu plus hautes dont le sommet se fondait dans les nuages. En se rapprochant du nord, les vallées s’ouvrent et les forêts disparaissent. C’est splendide. J’ai hâte d’y retourner car je pourrais facilement passer deux semaines rien que sur cette portion de la route !

Arrivée à Inverness, j’ai refait le plein, car il s’agit de la dernière grande ville avant de s’enfoncer dans la nature, et la plupart des visiteurs de la NC500 mentionnent qu’il vaut mieux toujours avoir au moins un demi-réservoir d’essence, pour ne pas rester bloqué sur un chemin perdu des Highlands! En réalité, je n’ai jamais eu de mal à trouver de station service, mais les prix augmentent fortement dès que l’on s’éloigne de la civilisation.

Là, l’aventure débutait vraiment. La première étape de mon périple était Black Isle, l’île noire. Contrairement à son nom, il s’agit en fait d’une péninsule située juste au nord d’Inverness. Elle est surtout connue pour ses vestiges pictes, ses brasseries et son point de vue unique sur le banc de dauphins locaux. Ce dernier point étant pour moi le plus intéressant, je me suis d’abord rendue à Chanonry Point, un bout de terre donnant sur l’esturaire de Moray, qui se jette ensuite dans la Mer du Nord. Quand la marée monte, les poissons rentrent dans l’estuaire et sont suivis par les dauphins. Tous les jours, le banc reste plusieurs heures en face de Chanonry Point, chassant et jouant.

En ce début d’après-midi, la mer était déjà haute il ne restait que quelques dauphins à mon arrivée sur la plage, mais j’ai tout de même pu en voir se faufiler entre les vagues. Leur taille et leur grâce m’ont surprise: les dauphins à grand-nez de Moray (bottlenose en anglais, « nez de bouteille ») font jusqu’à 4m de long et sont parmi les plus grand du monde; pourtant, ils sortent et entrent dans l’eau sans bruit ni éclaboussure. Les voir ainsi s’amuser à quelques mètres de la côte était magique. Ils étaient trop rapides pour que je puisse les prendre en photo mais si vous regardez bien l’image ci-dessus, vous verez une nageoire émerger sur le bord droit !

Le phare de Chanonry, bâti en 1846, est également très joli.

Chanonry, et le proche village de Fortrose, sont aussi le cadre d’un événement légendaire: c’est là que le prophète Brahan (le Nostradamus écossais) serait mort. Il aurait prédit entre autres la bataille de Culloden (qui a vu la défaite des Jacobites voulant l’indépendance de l’Ecosse en 1746) les Clearances (quand les riches propriétaires terriens écossais ont chassé les paysans de leurs terres pour y élever des moutons entre 1750 et 1860), la decouverte de pétrole dans la Mer du Nord et la venue au pouvoir de Margaret Thatcher. Malheureusement pour lui, il aurait aussi déclaré que le Comte de Seaforth, qui l’employait, avait une maîtresse à Paris. Indignée, sa femme l’aurait fait jeter dans un tonneau hérissé de clous, puis brûler ! Une pierre commémore aujourd’hui les faits près du phare.

Les restes de la cathédrale de Fortrose, où les comtes de Seaforth sont enterrés.

Je suis ensuite allée aux Fairy Glen Falls, une série de cascades reliées par un sentier forestier à quelques kilomètres de là. La balade fait 3km, et on y voit de nombreuses sources, fleurs et oiseaux. La tradition veut que les fées gardent l’eau claire et propre, d’où le nom de Cascades des Fées.

Enfin, je suis allée m’installer pour la nuit sur le port de Cromarty, au nord de la péninsule. Le temps s’est dégradé pendant la soirée mais j’ai tout de même pu voir au loin les plateformes pétrolières installées dans la baie de Cromarty. Il y en a une quinzaine plantées à quelques centaines de mètres du village, et la plupart sont actuellement inutilisées. Dans le brouillard qui descendait, on pouvait cependant en voir certaines allumées, telles d’immenses structures fantômatiques.

Cette première journée s’est achevée sous la pluie, et j’étais heureuse d’être au sec dans la voiture, un thé bien chaud dans une main et un livre dans l’autre !

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