Portraits de campeur

La vie dans un camping n’est pas de tout repos. On accueille, on sourit, on répond aux questions, on apaise les doutes, on prête les mille petits objets du quotidien qui manquent aux campeurs… J’aime bien cette ambiance de vacances et l’idée d’accompagner des visiteurs dans leur découverte de ma région. Souvent, ils sont curieux et intéressés par les informations qu’on leur donne. Une fois leur tente montée, leur valise défaite, chaussures de montagne aux pieds et carte à la main, on ne les voit d’ailleurs plus beaucoup. Et puis, il y a les autres. Ceux qui ont décidé de ne pas profiter et d’empêcher tout le monde autour d’eux de passer un bon moment. Eh oui, même au camping, les stressés, les râleurs, les enquiquineurs ne sont jamais en vacances !

En avant pour un petit tour des sept types d’anti-vacanciers que l’on peut rencontrer… Certains sont drôles, d’autres moins, mais tous amènent leur petite touche personnelle à notre journée !

  1. Le méfiant

Le méfiant ne fait confiance à personne, et surtout pas aux réponses des employés. Cet emplacement n’est-il pas trop au soleil le matin ? trop en pente ? trop loin de la piscine ? Ne faut-il pas plus que les 10min indiquées pour se rendre au village ? Vraiment ? Il doute de tout, même de sa propre réservation (« n’était-ce pas pour dix jours au lieu d’une semaine ? « ). Peut-être repartira-t-il le lendemain, si le camping ou le temps de la semaine prochaine ne sont pas à son goût…

     2. Le curieux

Il a beaucoup – trop – de questions à poser sur tous les sujets : la région, les magasins, les routes, la taille de la branche qui empêchera l’entrée de sa tente d’être au soleil le matin, le marché le plus proche où il pourra trouver de la purée d’amande sans gluten ni glucide… Il veut tout savoir et rien ne l’arrêtera !

     3. Le connaisseur

Au contraire du curieux, le connaisseur sait déjà tout. Il a tout vu, tout fait, accompli toutes les randonnées, marché dans toutes les vallées, pique-niqué au bord de tous les lacs, visité tous les musées et les boutiques de spécialités ; il vient tous les jours à la réception en quête d’idée nouvelles mais répond toujours que « là, il y est déjà allé ! ». C’est parfois un challenge amusant, parfois un moment ennuyant, selon l’attitude de la personne…

     4. Le râleur

Rien ne lui va. Internet est trop lent, trop cher, le mobile-home est trop près de l’allée centrale / trop loin des activités, l’eau n’est pas assez chaude / brûlante, la barrière s’ouvre trop tard le matin. Croyez-moi, le mythe du client qui trouve que l’eau est trop chaude quand on la met sur « chaud » à fond est en fait bien réel ! De toute façon, quoi que vous fassiez, le râleur n’est jamais content et il le fait bien savoir. C’est d’ailleurs souvent lui qui laisse le plus de bazar derrière lui parce que bien sûr, « c’était déjà comme ça avant ! »

   5. Le casseur

Souvent le même que le râleur, ou bien ses enfants. Le casseur n’est pas présent qu’aux manifs, il part aux vacances entre deux ! On trouve une trainée de destruction derrière lui : vitre de piscine cassées par un ballon introduit en douce, portes de sanitaires, volets roulant… Où qu’il soit, il trouve toujours de nouvelles idées d’objets qui peuvent se briser.

     6. Le chopineur (profitons-en pour apprendre des mots !)

C’est malheureux, mais il en a, des touristes qui sentent le vin du matin au soir et qui n’apparaissent à la réception que pour des commentaires étranges – parfois amusants, parfois gênants – et racheter une bouteille. Heureusement, ils sont rares : comme on dit, « la montagne, ça vous gagne » !

     7. Le griot

Il aime raconter sa vie. Loooonguement. En général le matin, à l’heure où tout le monde vient acheter son pain. Ou bien le week-end, quand la queue de nouveaux campeurs forme une file derrière lui. Le moindre mot de notre part l’incite à se lancer dans une tirade détaillée sur la fois où « ah oui, il a fait ça… ». Le griot vous fera part de son (unique – mais manifestement réfléchie) expérience dramatique en Angleterre parce qu’il a vu sur votre badge que vous parlez anglais ou bien de ses responsabilités si importantes de chef d’entreprise accompli parce que vous lui avez demandé d’écrire son nom sur son chèque vacances non rempli. Ne vous inquiétez pas, il aura toujours plus dire sur lui-même !

Pas de racisme au camping, Français, Espagnol ou Hollandais, nul n’est épargné (et ne vous épargnera). Ces caractères pimentent nos journée déjà bien épicées et comme toujours, bien qu’ils soient une minorités, ce sont eux qui ressortent le plus dans les récits post-vacances ! Des histoires dont il vaut mieux rire que pleurer 😉

Et vous, vous connaissez d’autres portraits-types d’estivants mi-amusants, mi-énervants qui colorent vos vacances ?


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